jeudi 23 avril 2015

Les chinois et les pays asiatiques : capitalismes asiatiques et puissance chinoise


Aujourd'hui, tous les pays d'Asie de l'Est et du Sud-Est sont capitalistes, à l'exception de la Corée du Nord. En l'espace de vingt ans, les relations intra-régionales se sont intensifiées, et le monde asiatique s'est intégré au processus de mondialisation pour en devenir un acteur majeur. Dans cette effervescence des capitalismes asiatiques, la Chine joue un rôle particulier.

Quels sont les atouts de ces régions ? Et la Chine


Son dynamisme économique, associé à la puissance de l’État, lui permet de disputer la position dominante dont bénéficiaient les États-Unis dans la région. Grâce à une remarquable compétitivité-coûts fondée à la fois sur l’exploitation des paysans devenus salariés et sur la compétence technique et organisationnelle des travailleurs protégés, elle diffuse ses exportations dans l’ensemble des pays voisins au point de leur imposer ses normes industrielles, quand elle n’acquiert pas des pans entiers de leur économie.


Face à la concurrence mondiale !


Face au nouvel hégémon chinois, ces pays sont contraints d’adapter leurs stratégies et leurs institutions, tout en conservant leur propre logique d’émergence. Ainsi se déploient et coexistent des formes nationales et diverses de capitalismes. Laboratoire des capitalismes contemporains et moteur de la croissance mondiale, l’Asie porte en elle les grandes transformations économiques et géopolitiques des décennies à venir.
La Mer de Chine méridionale: un enjeu frontalier majeur en Asie du Sud-Est :
La Mer de Chine Méridionale constitue un enjeu stratégique de premier plan pour les États d’Asie du Sud-Est qui la bordent, mais aussi pour la Chine et Taïwan. Elle est le cadre de litiges territoriaux maritimes qui s’appuient sur des revendications très controversées, mais d’autant plus importantes aux yeux des États impliqués que des considérations patriotiques viennent se greffer à la présence d’importantes ressources naturelles, réelles et potentielles, dans les eaux des archipels convoités.

Mas encore !



La dimension géostratégique du problème déborde d’ailleurs de la région sud-est asiatique et l’implication croissante de puissances extérieures à la région, notamment les États-Unis, vient encore attiser les tensions. Alors que les périodes de tension accrue succèdent à des moments de relative accalmie, la recherche d’une solution négociée et la résolution d’une dispute récurrente qui risquerait à tout moment de provoquer une escalade régionale voire mondiale devient de plus en plus cruciale. L’impact de cette situation sur les organisations régionales, notamment l’ASEAN, ne plaide pas forcément en faveur de l’optimisme.

Sources: 

mardi 21 avril 2015

Les chinois veulent éradiquer le terrorisme en Chine



Le terrorisme a de nouveau retenu l'attention du peuple chinois après les graves attaques terroristes qui ont eu lieu le 1er mars à la gare de Kunming dans la province du Yunnan au sud-ouest de la Chine. Suite à la tragédie qui a fait 29 décès et 143 blessés, les appels à l'élaboration d'une loi anti-terrorisme se sont multipliés en Chine. Après les attaques terroristes du 11/9 aux États-Unis, de nombreux pays ont adopté des lois sur la lutte contre le terrorisme. Mais la Chine ne possède pas encore une telle loi.

L'absence de loi anti-terrorisme encore aujourd'hui s'explique notamment par le fait que la population et les législateurs chinois n'ont pas réalisé la réelle menace que représentait le terrorisme. Auparavant, il était souvent apparenté à certaines régions ou zones. Mais en réalité, l'impact du terrorisme s'est répandu progressivement pour finalement devenir une menace à l'échelle nationale.
Qu’en pense le peuple ?
De plus en plus de Chinois ont pris conscience de la situation et de l'importance d'élaborer une telle loi dans le contexte d'augmentation de l'incidence des attaques terroristes en Chine au cours des dernières années déjà. Plusieurs incidents se sont produits, y compris les attaques terroristes près de la place Tian'anmen et la tragédie sanglante à Kunming. Cela montre que les forces terroristes en Chine ne sont plus limitées à certaines régions. Elles sont mobiles et menacent gravement la sécurité et la stabilité nationale.

La Chine s'est engagée à construire une société régie par la loi. Ses campagnes actuelles de lutte contre le terrorisme sont fondées sur le droit pénal du pays. L'amendement de la loi de 1997 a défini l'organisation, la direction et la participation à des activités terroristes comme des crimes. Mais aucune définition explicite des crimes terroristes n'a été fournie. Les peines imposées pour les crimes liés au terrorisme sont principalement basées sur d'autres accusations telles que l'atteinte à la sécurité publique ou à la sécurité nationale.


Il s'agit d'un point clé dans le programme anti-terrorisme de la Chine. Des recherches et des études sur la législation anti-terrorisme ont été menées et il est temps maintenant d'adopter la loi. Mais la loi ne peut pas tout résoudre pour de bon. Une fois qu'elle sera adoptée, de nombreux travaux devront encore voir le jour.


Le savoir-faire français en Chine


Parmi les 12 000 expatriés recensés par le consulat, 40 % ont moins de 25 ans. Ce sont les entreprises françaises installées en Chine qui profitent le plus de ces jeunes très qualifiés. Il y a deux ans, Léa Granat et Matthieu Paillaud ont largué les amarres, direction Shanghai. Etudiants en master de gestion, jeunes diplômés, ils ont choisi l'expatriation pour trouver leur premier emploi. Un choix payant. « J'ai effectué un premier stage de trois mois dans une agence de web-design, puis j'ai été embauchée par une autre agence où je suis restée un an. Aujourd'hui je suis chef de produit dans une société franco-chinoise qui vend des lunettes un peu partout dans le monde. Cela n'a rien à voir ! », raconte Léa. Aucun rapport non plus avec sa formation initiale en contrôle de gestion. « C'est toute la différence avec la France. Ici, tout est possible », poursuit la jeune femme.

Du stage au Volontariat International en Entreprise.


Son compagnon partage son enthousiasme. Arrivé avec un visa de tourisme de trois mois, il a décroché son premier entretien au bout d'une semaine. La capitale économique chinoise attire un nombre croissant d'étudiants et jeunes diplômés français. Parmi les 12 000 expatriés recensés par le consulat, 40 % ont moins de 25 ans. Une population jeune et qualifiée dont profitent en premier lieu les entreprises françaises installées sur place. Mais l'intégration n'est pas toujours facile. Ils ne parlent pas le mandarin, ce qui complique les relations avec mes collègues chinois. En plus nous sommes à l'opposé culturellement.

Pas de retour en france


La nouvelle génération de Chinois est assez ouverte, la plupart parle anglais, annoncent des étudiants ayant appris de leur côté les rudiments de la langue. Ils ont pris des cours du soir avec un professeur particulier. Cela leur permet de se débrouiller dans leur travail même si ils ont parfois besoin d'un traducteur lorsqu'il s'agit de conclure un contrat.

Ambitieux, plus que jamais !



Aucun d’entre eux n’envisage un retour en France dans l'immédiat. Bien sûr, leurs familles leur manquent, et ils ne se voient pas rester indéfiniment. Shanghai est une ville très polluée. Mais ils veulent aller au bout des opportunités qu'offre ce pays, indiquent-ils. D’autres ont déjà pensé à la suite. Quand ils rentreront en France, ce sera avec un projet solide – pourquoi pas une création d'entreprise avec une forte dimension internationale. Ils y croient !



http://daxueconseil.fr/made-in-france-en-chine/http://daxueconseil.fr/made-in-france-en-chine/

lundi 20 avril 2015

Le premier procès contre les industries polluantes en Chine


Une cour de justice de l’est du pays vient de condamner six entreprises à des amendes d’un montant total de 160 millions de yuans, soit 21,6 millions d’euros, un record pour un procès lié à l’environnement en Chine. Cette somme devra être versée à un fonds de protection de l’environnement. Le 30 décembre, la haute cour populaire de la province du Jiangsu (sud-est de la Chine) a jugé cinq groupes de chimie et une société pharmaceutique coupables d’avoir déversé 25 000 tonnes de rejets toxiques acides dans deux rivières proches de leur zone industrielle de janvier 2012 à février 2013.

Verdict exemplaire

Le 1er janvier, deux jours après la confirmation de ce verdict exemplaire, entrait en vigueur une nouvelle loi renforçant les sanctions contre les pollueurs et établissant la protection de l’environnement au rang de priorité nationale. Les nouvelles dispositions devraient permettre de prendre en compte dans l’évaluation de carrière des officiels la notion de performance environnementale. Jusqu’à présent, leur capacité à assurer la croissance économique a primé. Le nouveau texte supprime notamment le plafonnement du montant des amendes imposées aux usines polluantes. Il était jusqu’alors souvent plus intéressant pour les entreprises de payer une sanction financière limitée que de se conformer au droit.

L’État – parti

Il semble de plus en plus déterminé à réellement lutter contre la très impopulaire dégradation de l’environnement. Il montre ici sa méthode : frapper fort, faire des exemples dissuasifs mais tout en laissant l’essentiel du pouvoir de dénonciation aux mains du gouvernement, sans donner trop d’espace à la société civile, dont se méfie le parti unique. « Le résultat du procès est positif, juge Feng Jia, un professeur de droit environnemental à l’université de Suzhou, une grande ville de la même province du Jiangsu, qui a suivi l’affaire. Mais la cour n’était pas vraiment neutre. En première instance et en appel, la procédure est allée très vite. »

Finalement…


M. Feng juge la nouvelle loi en vigueur depuis le début de l’année encourageante, mais il s’interroge aussi sur la place réelle que pourront prendre les organisations de protection de l’environnement, alors que les entreprises polluantes sont souvent d’importantes contributrices aux recettes fiscales de l’administration locale. « Je doute que des ONG supervisées par le bureau de l’environnement auront le courage de traîner en justice une entreprise soutenue par le même gouvernement local », prédit Feng Jia.


jeudi 16 avril 2015

Le marché des séniors chinois



Avec 202 millions de plus de 60 ans, la population des Seniors chinois est la plus importante au Monde. Ainsi, le marché chinois de la Silver économie est une formidable source de croissance pour les entreprises françaises. Mais, la distance, les aspects politiques, la mentalité et la culture créent une complexité importante pour investir dans « l'Empire du milieu  » et pour y réussir. C’est pour cette raison que nous sommes là pour vous porter nos compétences, pour travailler avec vous et vous accompagner dans le développement de vos projets, en résolvant toutes les difficultés

Chiffres

Esperence de vie Depuis plusieurs années, la Chine est entré dans le groupe des pays en voie de vieillissement. La Chine est un des pays avec un taux de rapidité du vieillissement très élevé. Fin du dividende démographique et vieillissement rapide. Le taux de fécondité actuel est seulement de 1,18, beaucoup moins que le seuil de renouvellement (2,10). La proportion de la population de 0 à 14 ans est que 16,5% en 2012 (par rapport 33,6% en 1982). Les Baby-boomers sont nés entre l’année 1962 et 1973, ils seront en âge de retraite dans plusieurs années. Au milieu du siècle, l’âge médian chinois dépassera 45 ans !

Mais encore !

La Chine est déjà au défi de trois étapes consécutives: la réduction des jeunes travailleurs, le vieillissement global de la population active et la diminution de la population active (à partir de l’année 2011). En 1982, les personnes âgées chinoises de 65 ans et plus représentaient 4,9% de la population totale chinoise. Ce taux a été atteint 7% l’année 2000. La Grande Bretagne a mis 80 ans, la Suède 35 ans ou encore le Japon 20 ans pour franchir cette étape. On estime que ce taux va passer de 7% à 14% en seulement 25 ans pour la Chine, tandis que la même chose a été utilisée 45 ans pour la Grande Bretagne, 85 ans pour le Suède, et 115 ans pour la France. Le nombre de personnes âgées continue de croître.

Complexe


Volume et croissance du marché chinois important avec 202 millions de 60 ans et plus Politiques gouvernementales encourageantes qui poussent au développement de la Silver. Le niveau de développement industriel n'est pas élevé et ne convient pas au besoin du marché, ce qui crée des besoins très important. Comme l'écosystème n'est pas encore établi, de nombreux acteurs du marché réfléchissent. 


mardi 14 avril 2015

La monnaie chinoise en hausse


La monnaie chinoise a établi un nouveau record cette semaine, à 6,1529 yuans pour un dollar. En trois semaines, le renminbi (son nom officiel, qui signifie la "monnaie du peuple") s'est adjugé 0,6 % contre la devise américaine, une hausse qui peut sembler faible, mais qui doit être mise en perspective avec l'étroite marge au sein de laquelle le yuan est autorisé à évoluer. Officiellement, cette marge est de 1 %. En fait, comme l'ont montré deux analystes de Capital Economics, cités par le Financial Times, le gouvernement peut toujours ramener le cours au niveau qui lui convient grâce au "fixing" quotidien. Or, le fixing officiel de jeudi, à 0,2 % de plus que la veille, a entériné la plus forte amélioration du yuan en six mois.

Mais encore ?

Et cette appréciation relance les rumeurs sur une libéralisation de la monnaie chinoise, strictement contrôlée par les autorités. En effet, chaque jour, Pékin définit un cours pivot autour duquel le yuan est autorisé à fluctuer, dans la fameuse marge de 1 %. Et, selon des analystes interrogés par le quotidien anglo-saxon des affaires, cette bande de fluctuation pourrait être élargie à 2 %, soit le deuxième élargissement en deux ans. Un signe qui laisse penser que le pays pourrait, à long terme, rejoindre le système des changes flottants, comme la majorité des autres monnaies échangées librement.

Dilemme chinois

Pékin peut donc mettre un coup d'arrêt à sa politique "accommodante" vis-à-vis des pays avec lesquels elle commerce, au premier chef les pays occidentaux. Depuis 2005 et la fin de l'arrimage pur et simple au dollar, la Chine a laissé peu à peu sa monnaie s'apprécier d'environ 30 % par rapport au billet vert. La politique d'internationalisation du yuan lancée ces dernières années par Pékin et la création notamment d'un yuan offshore utilisé hors des frontières sont aussi de nature à favoriser l'appréciation du renminbi. Les autorités chinoises sont face à un dilemme : elles souhaitent favoriser un rééquilibrage de l'économie davantage basé sur la consommation intérieure en laissant notamment le yuan s'apprécier.

La suite…


Faisant face à un ralentissement de la croissance, comme l'ont montré les derniers chiffres, les autorités pourraient ne pas avoir le choix quant à une revalorisation du yuan. Un scénario anticipé par Morgan Stanley, qui a dit cette semaine attendre un yuan à 6,1 (yuans pour un dollar) d'ici à la fin de l'année.

Sources:


lundi 13 avril 2015

La fête du quigming


La fête de Qingming est aussi nommée "le jour du balayage des tombes". Traditionnellement, les Chinois) se rendent à cette occasion sur les tombes de leurs ancêtres pour honorer la mémoire des défunts de leur famille. La coutume veut que l’on apporte du vin, des aliments, notamment des fruits, et du papier-monnaie  en offrande. Les offrandes de nourriture sont remportées à la fin de cette cérémonie.

L’origine

Elle est à l‘origine la fête Hanshi. Dans les dynasties des Printemps et Automne et des Royaumes combattants, la favorite de JinXianGong, qui s’appella Li Ji, attenta à la vie du Dauphin pour que son fils ait pu succéder à la couronne. JinWenGong, le frère du Duc, fut forcé de vivre en exil pour éviter les persécutions. Dans la période de l’exil, les seigneurs le quittèrent successivement sauf quelques seigneurs fidèles, y compris Jie Zitui, qui était très fidèle de JinWenGong. Une fois, JinWenGong faille à mourir de faim, Jie Zitui lui offrit un morceau de sa propre jambe pour manger.

Après être devenu l’empereur, JinWenGong récompensa tous les seigneurs mais il oublia seulement Jie Zitui. Quelqu’un cria à l’injustice pour Jie Zitui, ça rappela à JinWenGong la fidélité de Jie Zitui. JinWenGong éprouva d’une honte, il envoya quelqu’un pour inviter Jie Zitui et le récompenser. Mais Jie Zitui ne voulut pas se monter et ni s'intéressa à l'honneur. Dans ce cas-là, JinWenGong le chercha lui-même. Quand il arriva devant de la porte de la maison de Jie Zitui, la porte fut bien fermée. Jie Zitui ne voulut pas le rencontrer, il se cacha dans la montagne avec sa mère. JinWenGong envoya l’armée pour les chercher, mais rien trouvé. Quelqu’un proposa de mettre le feu à la forêt où il habitait pour lui faire sortir. Le feu dura trois jours, Jie Zitui et sa mère n’apparurent non plus. A l’extinction du feu, ils furent retrouvés morts en brûlant vif. L’année suivante, pour commémorer Jie Zitui, JinWengong visita la tombe de Jie Zitui et proclama la fête Hanshi où on ne purent pas faire du feu et qu'on ne mangea que des nourritures froides.


Le duc de Jin décida alors d’instituer en souvenir de Jie la fête de Hanshi (fête des aliments froids) le jour anniversaire de sa mort. C’est cette fête qui devint plus tard la fête de Qingming. Jiexiu, nom de la ville située au nord du mont Mian ou "le lieu du dernier repos de Jie".