mardi 21 avril 2015

Le savoir-faire français en Chine


Parmi les 12 000 expatriés recensés par le consulat, 40 % ont moins de 25 ans. Ce sont les entreprises françaises installées en Chine qui profitent le plus de ces jeunes très qualifiés. Il y a deux ans, Léa Granat et Matthieu Paillaud ont largué les amarres, direction Shanghai. Etudiants en master de gestion, jeunes diplômés, ils ont choisi l'expatriation pour trouver leur premier emploi. Un choix payant. « J'ai effectué un premier stage de trois mois dans une agence de web-design, puis j'ai été embauchée par une autre agence où je suis restée un an. Aujourd'hui je suis chef de produit dans une société franco-chinoise qui vend des lunettes un peu partout dans le monde. Cela n'a rien à voir ! », raconte Léa. Aucun rapport non plus avec sa formation initiale en contrôle de gestion. « C'est toute la différence avec la France. Ici, tout est possible », poursuit la jeune femme.

Du stage au Volontariat International en Entreprise.


Son compagnon partage son enthousiasme. Arrivé avec un visa de tourisme de trois mois, il a décroché son premier entretien au bout d'une semaine. La capitale économique chinoise attire un nombre croissant d'étudiants et jeunes diplômés français. Parmi les 12 000 expatriés recensés par le consulat, 40 % ont moins de 25 ans. Une population jeune et qualifiée dont profitent en premier lieu les entreprises françaises installées sur place. Mais l'intégration n'est pas toujours facile. Ils ne parlent pas le mandarin, ce qui complique les relations avec mes collègues chinois. En plus nous sommes à l'opposé culturellement.

Pas de retour en france


La nouvelle génération de Chinois est assez ouverte, la plupart parle anglais, annoncent des étudiants ayant appris de leur côté les rudiments de la langue. Ils ont pris des cours du soir avec un professeur particulier. Cela leur permet de se débrouiller dans leur travail même si ils ont parfois besoin d'un traducteur lorsqu'il s'agit de conclure un contrat.

Ambitieux, plus que jamais !



Aucun d’entre eux n’envisage un retour en France dans l'immédiat. Bien sûr, leurs familles leur manquent, et ils ne se voient pas rester indéfiniment. Shanghai est une ville très polluée. Mais ils veulent aller au bout des opportunités qu'offre ce pays, indiquent-ils. D’autres ont déjà pensé à la suite. Quand ils rentreront en France, ce sera avec un projet solide – pourquoi pas une création d'entreprise avec une forte dimension internationale. Ils y croient !



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